Le lien a de quoi surprendre. Il pourrait être dû à l’effet de l’inflammation systémique sur le profil hormonal et les glandes sexuelles accessoires.
Au stade actuel des recherches, l’injection combinée d’énanthate de noréthistérone et d’undécanoate de testostérone semble efficace mais sa tolérance laisse à désirer.
[1. Centre de fertilité, service de Gynécologie-Obstétrique, UZ Leuven. 2. Service de Biologie médicale, UZ Leuven] Quelque 14% des cas d’hypofertilité féminine sont dus à une imperméabilité des trompes, principalement à la suite d’une atteinte post-infectieuse de l’épithélium tubaire. Il s’agit en majorité d’infections récidivantes ou persistantes à Chlamydia trachomatis, qui s’accompagnent de la production d’anticorps contre les protéines de choc thermique de Chlamydia, avec pour conséquence une réaction inflammatoire auto-immune et, secondairement, la formation de tissu cicatriciel au niveau de l’épithélium tubaire. Le dépistage des anticorps contre Chlamydia trachomatis peut être un premier indicateur d’une atteinte tubaire. Par la suite, la cœlioscopie diagnostique est l’examen le plus sensible pour vérifier la présence et la gravité éventuelle de l’atteinte. Par ailleurs, il est recommandé de dépister toutes les femmes qui doivent subir une exploration instrumentale de l’utérus au moyen d’une recherche d’anticorps ou, à défaut, de leur donner un traitement antibiotique prophylactique contre Chlamydia trachomatis. En l’absence d’anticorps, l’hystérosalpingographie, l’hystérosalpingosonographie de contraste ou l’hysterosalpingo-foam-sonography sont suffisantes et équivalentes pour exclure une obstruction tubaire. Published ahead of print.
Le Spécialiste 201
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